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Asthme, emphysème, allergies, pathologies respiratoires : l’intestin perméable (Leaky Gut)

08 Dec, 2019 | Soins internes

Nous voyons de plus en plus de chevaux avec des masques, devant faire usage de nébulisateurs afin de pouvoir respirer tout simplement. Ils sont bombardés de cortisone, d’anti-inflammatoires, d’injections, de médicaments divers et variés, chers et souvent inefficaces. Des propriétaires désarmés, prêts à tout et qui dépensent des fortunes pour des examens coûteux ; échographie, endoscopie, lavage pulmonaire, biopsie, test allergique, des chevaux gardés en clinique pour observation des jours, voir parfois même des semaines….. Et tout cela sans le moindre résultat ni guérison. Pourtant le foin est trempé, la paille remplacée par du lin, les allergènes écartés, le cheval en pâture toute la journée… Et la réplique reste identique : je suis désemparé… je ne sais plus quoi faire…
La pathologie semble devenir de plus en plus difficile à gérer au fil des années. Est-ce un cycle sans fin ?
 

Mais que se passe t-il ?

 

Tout ce qui touche aux poumons sont des pathologies inflammatoires et d’élimination ; sécrétions bronchiques, glaires, toux, les poumons enflammés essayent d’éliminer des toxines, des déchets ou bactéries pathogènes. Le poumon est un ÉMONCTOIRE au même titre que les reins ou le foie. Il convient donc de traiter le TERRAIN sur lequel se crée la pathologie respiratoire et non juste vouloir éliminer les « SYMPTÔMES » !
 
Pour commencer, l’intestin devient perméable au fil des années (leaky guts) souvent dû aux mêmes éléments, seuls ou combinés, cela se fait progressivement, à petites doses toxiques, chaque jour :
 
• Céréales industrielles pulvérisées, OGM, qui sont une catastrophe pour les intestins, (trop de sucre proliférant de mauvaise bactéries et donc dysbiose intestinale), alimentation non adaptée au cheval. Les céréales créent beaucoup de déchets métaboliques dans l’organisme également et sont acidifiantes, elles contiennent par ailleurs beaucoup de mycotoxines. Les pâturages, le foin et les céréales peuvent tous favoriser la croissance de différents types de champignons, en fonction du climat et de la saison.
 
• L’abus de vermifuges chimiques (4 fois par an), un peu comme si nous prenions 4 fois des antibiotiques par année en prévention... (?!)
 
• Les antibiotiques, la cortisone, l’abus de vaccins (aluminium, mercure), les AINS, et autres médicaments chimiques, les hormones de synthèse (style regumat), anti inflammatoires, perturbateurs endocriniens.
 
• La paille (pesticides, raccourcisseurs de paille) Mauvaise qualité de foin (moisissures) ou préfané, enrubanné récolté par mauvais temps, mal conservé etc…
 
• L’eau de ville traitée au chlore, le chlore étant un bactéricide. Il tue les bactéries dans les intestins, bonnes comme mauvaises. Il contient aussi du plomb et une panoplie d’autres métaux lourds, hormones, antibiotiques, anti dépresseurs, ect… en sommes tout ce que les humains consomment en médicaments, des nitrites, des pesticides.
 
• Pollution de l’air sur laquelle nous n’avons que peu d'impact (Glyphosate, pesticides, herbicides) en agriculture, pollution et appauvrissement des sols.
 
• Le stress est également très acidifiant pour l’organisme du cheval et laisse un terrain hyper acide. Et le manque de mouvement est un facteur clef également.
 
• The last but not least : LES ÉMOTIONS, les émotions font partie intégrante de la régulation globale que nous appelons l’homéostasie.
 
Quand l'intestin est abîmé et perméable, des particules, virus, bactéries pathogènes, déchets et toxines vont passer la barrière intestinale et se retrouver dans l’organisme du cheval, une partie de ces déchets sera filtrée par le foie (la poubelle de l’organisme). Pour autant que celui-ci ne soit pas totalement saturé et fatigué, ce qui est souvent déjà le cas… une autre partie, selon la sensibilité du cheval, ira se mettre dans les poumons, les articulations, ou va remonter sous forme de plaques, sarcoïdes, boutons, d’infections diverses et variées. Cela va créer une réponse immunitaire négative, l’organisme du cheval ne reconnaît pas ce qui passe au travers de la barrière des intestins….
 
 
Les organes vont alors donner une réponse immunitaire excessive, négative et pathologique. Dans le cas des pathologies respiratoires, les intrus iront se loger dans les poumons et alvéoles pulmonaires. C’est là que débute la première crise de toux, crachat, respiration encombrée… et cela semble logique, les poumons tentent d’éliminer les déchets pathogènes "non bienvenus" dans le système respiratoire. La poussière extérieure n’est qu’un déclencheur du poumon déjà saturé.
Quand un cheval souffre d’une pathologie pulmonaire, éviter les Ventipulmin, becotides ou pire, de la cortisone (qui à terme assure un cheval Cushing) et autres produits du style sur le long terme, car ils vont juste masquer la pathologie mais en aucun cas traiter LE TERRAIN. La cortisone ne fait qu’ empirer la situation au fil des années, pourquoi ? Le fait d’empêcher le cheval d’expectorer ses déchets encombrants et nocifs, font que la congestion augmente au fil des années.
 

A quoi sert l’intestin de mon cheval ?

 

  1. À la digestion et à l’absorption des nutriments.
  2. Il forme une barrière protectrice contre les envahisseurs tels que, mauvaises bactéries, virus, parasites nuisibles, la paroi intestinale est la frontière avec le monde extérieur.
  3. Il joue un rôle de détoxification. Les bactéries de l’intestin aident à la prévention des infections et servent de ligne de défense contre bon nombre de toxines présentes dans cette partie du corps. Il neutralise les toxines de l’alimentation, il peut être considéré comme un 2 ème foie.
  4. Il influe profondément sur la réponse immunitaire du cheval, l’intestin est le PRINCIPAL organe du système immunitaire.
  5. Il aide à gérer le stress grâce aux effets de la flore sur le système endocrinien-hormonal.
  6. Il contribue à contrôler l’inflammation de l’organisme, sans cela le cheval est voué presque toujours à des maladies CHRONIQUES.

Que puis-je faire pour aider mon cheval sur le long terme ?

 

Procéder à des drainages réguliers, printemps et automne, avec des plantes, est indispensable pour pouvoir entrevoir ne fusse qu'un début d’amélioration DU TERRAIN. Il vaut mieux aider votre cheval à éliminer les déchets par les reins que par les poumons.
Supprimer définitivement les céréales et le sucre. Le sucre augmente la production de MUCUS, et entretient la dysbiose intestinale (leaky gut), carottes y compris, ou alors de manière raisonnable ! Voir les 6 points nommés ci-dessus également ; antibiotiques, vermifuges chimiques, vaccins etc… Dans le cas d’une vaccination, procédez à une cure de détox métaux lourd une fois tous les 2 ans avec Meto’Clean.

Le point essentiel étant : Restaurer la barrière intestinale en redonnant une flore riche et variée avec des pro et pré-biotiques de qualité laboratoire, du zinc et de la L-Glutamine (Produit Permea Gut). Vous pouvez compléter avec une cure de fond, l’hiver par exemple avec un mélange de plantes naturelles et aussi tout autre support de types : aromathérapie, homéopathie, acupuncture, shiatsu, qui sont d’une grande aide et vont soulager votre cheval efficacement. Les méthodes alternatives sont souvent plus efficaces car elles tiennent compte du terrain du cheval ainsi que de son état émotionnel.

La fragmentation du corps a-t-elle un sens ? La médecine classique a-t-elle atteint ses limites?

 

Avec une multitude de spécialités médicales, le cheval a été compartimenté (les humains, chiens et chats aussi)…la solidarité permanente entre tous les organes lorsque le cheval est en bonne santé, cesserait-elle soudainement lorsqu’il est malade .....(?!)
La médecine classique étudie une parcelle du cheval mais jamais le cheval entier, dans son milieu ambiant naturel, dans sa globalité.
L’anatomie permet de distinguer les organes les uns des autres, mais la physiologie, c’est l’anatomie en MOUVEMENT, VIVANTE. La pathologie, c’est la physiologie en déséquilibre dans son ensemble, car tout est lié. Quand une partie semble défaillante, de l’extérieur, l’ensemble vient toujours à la rescousse pour sauvegarder l’équilibre général. Il faut donc observer le cheval dans sa globalité, la totalité des symptômes physiques et émotionnels, le terrain.
C’est pour cela que les symptômes reviennent souvent après un traitement allopathique : celui-ci ne s’adresse qu’à un organe ! Vouloir soigner un seul organe ne soigne jamais tout, mais une partie d’un tout, cela est bien-sûr idem pour l'humain. Il existe une panoplie de spécialistes et aucun ne regarde cet être humain dans sa globalité…..sauf en homéopathie, par exemple, qui prend compte de l’entièreté et la globalité de l’humain et/ou du cheval.

“La notion de terrain implique une remise en question de la médecine conventionnelle : la conception même du cheval et des humains. Le terrain implique en effet une conception globale, holistique de tous les chevaux, une conception non dissociée en organes isolés les uns des autres, et que l’ont croit pouvoir soigner indépendamment les uns des autres”


Pour conclure:

 

Pourquoi attendre que nos chevaux soient malades ? Dès le plus jeune âge, quelque gestes simples et élémentaires de prévention et de bon sens : Pensez à chouchouter les intestins et le foie de vos chevaux. Laissez vos chevaux un maximum proche de leur vraie nature, dans des prairies, paddock paradise, au grand air avec un minimum d’interventions chimiques ainsi qu’un minimum de stress, laissez les bouger autant que possible librement. Le mouvement, c’est la vie...
Au lieu de vieillir dans la maladie chronique, inflammatoire, en fourbure, arthrose, emphysème, Cushing, diabète... ils finiront leur vie en santé et en équilibre.
 
 
 
Références & études cliniques:
1) Michielan A, D’Inca R. Intestinal permeability in inflammatory bowel disease: pathogenesis, clinical evaluation, and therapy of leaky gut. Mediators Inflamm 2015;2015:628157. [PMC free article][PubMed] [Google Scholar]
3) Alterations in Intestinal Permeability: The Role of the “Leaky Gut” in Health and Disease https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6467570/
 
Article pertinent traduction de la conclusion en FR:

Une altération de la perméabilité intestinale est liée à de nombreuses causes. Des altérations de la fonction de barrière peuvent avoir des conséquences dévastatrices sur la santé d'un individu (Fig. 1). Pour mieux comprendre les effets de l'intestin qui fuit, les cliniciens et les scientifiques doivent reconnaître les multiples facteurs qui influent sur la fonction de barrière, notamment la réponse immunitaire de l'hôte, la perméabilité de la barrière, la microflore résidente, etc. Divers outils sont disponibles in vitro, ex vivo et in vivo pour tester la perméabilité intestinale, et chacun offre des avantages et des inconvénients uniques. Alors que nos connaissances et notre compréhension de la fonction de barrière normale et altérée continuent à se développer, la possibilité de manipuler et de modifier la perméabilité intestinale au moyen de nouveaux traitements thérapeutiques reste prometteuse. La plupart des recherches thérapeutiques restent centrées sur des modèles expérimentaux de maladie chez les rongeurs, avec des travaux limités sur les espèces plus grandes, ce qui pourrait réduire l’utilité de ces découvertes chez les chevaux au niveau clinique. Comme indiqué ci-dessus, les modifications de la perméabilité intestinale peuvent être complexes et multifactorielles. Elles offrent aux chercheurs et aux cliniciens plusieurs moyens d'aider à la reconnaissance et au diagnostic de maladies, d'étudier la pathogenèse et de développer des thérapies visant à améliorer les résultats et, à l'avenir, à prévenir les maladies. En ce qui concerne le cheval, des recherches supplémentaires sont absolument nécessaires et devraient utiliser des modèles de chevaux en bonne santé et de personnes souffrant de troubles gastro-intestinaux. Plusieurs des thérapies décrites ci-dessus, y compris des acides gras essentiels tels que le butyrate, des nutriments essentiels tels que le zinc et des probiotiques / prébiotiques/Glutamine peuvent offrir aux chevaux des avantages similaires à ceux démontrés chez d'autres espèces, améliorant ainsi la santé et le bien-être de ces animaux. Avant ces thérapies peuvent être utilisées cliniquement; Cependant, des études sur l'efficacité et la sécurité sont justifiées et demeurent essentielles au succès du traitement de ces affections compliquées, souvent bouleversantes.
 
4) Farhadi A, Banan A, Fields J, Keshavarzian A. Intestinal barrier: an interface between health and disease. J Gastroenterol Hepatol 2003;18:479–97. [PubMed] [Google Scholar]
5) Albenberg LG, Wu GD. Diet and the intestinal microbiome: associations, functions, and implications for health and disease. Gastroenterology 2014;146:1564–72. [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]
 
Il existe des preuves de l'influence de la flore intestinale sur la réponse immunitaire des voies respiratoires. Cependant, cette information est rare en ce qui concerne les chevaux. La présente étude préliminaire visait à étudier les effets d'un supplément minéral commercial contenant des probiotiques et des prébiotiques sur la réponse immunitaire respiratoire des chevaux qui en étaient supplémentés au cours des premiers mois de stabulation et d'entraînement à la course. Au début de l’étude (juin 2016, dorénavant M0), douze yearlings TB ont été examinés dans la ferme d’élevage, puis réexaminés un (juillet 2016, désormais M1) et cinq (novembre 2016, désormais M2) après avoir été arrêté sur un circuit Curitiba, Brésil. Des examens cliniques et hématologiques, une endoscopie des voies respiratoires et une cytologie du lavage trachéal (TW) ont été effectués. Après l'examen initial, les chevaux ont été répartis au hasard entre le groupe de traitement (TG), qui recevait 10 grammes du supplément par jour, et le groupe de contrôle (CG). Il n'y avait pas de différence entre les groupes en termes de paramètres cliniques; lors de l'examen hématologique, le nombre d'éosinophiles était plus bas chez les TG chez M1 que chez M0 (p = 0,045). L'hyperplasie lymphoïde pharyngée (PLH) s'est améliorée dans le TG pendant M1 par rapport à M0 (p = 0,007). Cependant, sur le CG, PLH est resté inchangé. Le nombre relatif d'éosinophiles dans le TW était de 86,1% plus élevé dans M1 que dans M0 pour le GC; dans le TG; cependant, les éosinophiles étaient absents et sont restés dans les limites de la normale jusqu'à M2. En conclusion, cette étude a révélé une influence positive de la supplémentation en probiotiques et prébiotiques sur la réponse immunitaire respiratoire de jeunes chevaux de race tuberculeuse.

Extrait de la source en FR : L’ingestion de mycotoxines peut être une cause incontrôlable de fuites intestinales chez les animaux au pâturage. Les pâturages, le foin et les céréales peuvent tous favoriser la croissance de différents types de champignons, en fonction du climat et de la saison. Les mycotoxines sont des métabolites secondaires produits par des champignons qui, ingérés ou inhalés, pourraient avoir des effets indésirables, notamment des maladies gastro-intestinales (vomissements et / ou diarrhée) et des altérations de la croissance et de la fonction immunitaire chez l'homme et l'animal [ 73 , 74 ]. Les mycotoxines courantes comprennent les aflatoxines, les alcaloïdes de l'ergot, les fumonisines, l'ochratoxine et les trichothéènes [ 75 ]. Le désoxynivalénol, une mycotoxine de la famille des trichothécènes, s'est révélé altérer la perméabilité intestinale et diminuer l'expression de la claudine dans les modèles porcins [ 76 ]. Une sensibilité des espèces à l'exposition aux mycotoxines est documentée et les recherches chez les chevaux sont variables [ 74 , 77 , 78 ]. Étant donné que les chevaux ingèrent diverses sources d’aliments pouvant être contaminés par des mycotoxines, il est nécessaire de mener des recherches dans ce domaine et de déterminer leur impact potentiel sur la santé intestinale.
De même, des altérations du microbiote intestinal du cheval ont été mises en évidence en relation avec un changement de régime alimentaire [ 114 ], la source et la concentration d'amidon alimentaire [ 115 ], l'utilisation systémique d'antimicrobiens [ 116 ] et l'administration excessive de glucides [ 117 ]. Par conséquent, on présume que des altérations du microbiome peuvent être préjudiciables au cheval, entraînant une perméabilité intestinale anormale et des diarrhées, endotoxémies et fourbures ultérieures [ 117 , 118 ]. En effet, la perturbation des populations de microbiote fécal a été associée à une incidence de coliques [ 119 , 120 ] et de colites [ 121 ].
ll est bien connu que la proportion de glucides complexes ou de fibres (généralement présents dans le régime alimentaire sous forme de fourrages à longues tiges) par rapport aux glucides plus simples (tels que les féculents et les sucres), ainsi que les changements brusques de régime alimentaire, entraînent des fluctuations dans les populations. de microbes dans l'intestin postérieur du cheval [ 109 , 122 - 124 ].
Un point de vue sur le syndrome de l'intestin Leaky pour traiter l'asthme allergique: un nouvel avis : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5871166/
Extrait : Selon les théories proposées pour expliquer la physiopathologie de l'asthme et d'autres maladies auto-immunes en médecine intégrative, le «syndrome de l'intestin qui fuit», également appelé «augmentation de la perméabilité intestinale», a été mentionné comme l'une des causes significatives, alors qu'en médecine générale, pratique intégrative, le «syndrome de l'intestin qui fuit» n'est pas un diagnostic bien établi. 3 - 6 Le syndrome de Fuites intestinales est un phénomène d'augmentation de la perméabilité intestinale due à la perturbation des jonctions serrées. On pense qu'il est lié à de nombreuses maladies chroniques, telles que l'intolérance alimentaire, les maladies inflammatoires de l'intestin, la polyarthrite rhumatoïde, l'asthme et d'autres maladies auto-immunes. 7 , 8
Par exemple, sur la base de la médecine intégrative, l'asthme peut être géré en améliorant la perméabilité intestinale en réparant la muqueuse gastro-intestinale et en prévenant ainsi les cascades immunologiques.
 
Lectures : Dr David Perlmutter (Auteur) L’Intestin au secours du cerveau. Comment le microbiote et l'alimentation le soignent et le protègent Paru le 6 janvier 2016 aux éditions : Marabout ISBN : 978-2-501-11152.2
L’alimentation ou la 3 eme medecine PDF de Jean Seignal e Paru en Janvier 2012 aux éditions du Rocher : ISBN : 978-2-268-07400-9

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