30 Sep, 2026 | Mélanges de plantes
On associe volontiers la fourbure à l’herbe riche du printemps. Pourtant, l’automne constitue lui aussi une période à risque, particulièrement pour les chevaux et poneys prédisposés : chevaux ayant déjà présenté une fourbure, chevaux en surpoids, atteints de syndrome métabolique équin (SME), présentant une dysrégulation de l’insuline ou un PPID. Il n’existe pas à proprement parler une maladie appelée « fourbure d’automne ». Il s’agit simplement d’une période de l’année durant laquelle plusieurs facteurs peuvent se conjuguer et augmenter le risque chez les chevaux sensibles. Et contrairement aux apparences, une belle prairie bien verte en septembre ou en octobre n’est pas forcément une prairie sans danger.
Le regain d’automne : le retour d’une herbe jeune
Après les périodes sèches et chaudes de l’été, le retour des pluies peut relancer la croissance des pâtures. Une herbe jeune, tendre et très appétente réapparaît. Elle est généralement moins fibreuse qu’une herbe arrivée à maturité et le cheval peut en consommer rapidement des quantités importantes. Mais le regain n’est qu’une partie du problème.
Journées ensoleillées + nuits froides : attention aux sucres
Pour comprendre ce phénomène, il faut regarder ce que fait l’herbe au cours d’une journée. Grâce à la lumière, la plante réalise sa photosynthèse et fabrique des glucides. Une partie de ces sucres est utilisée pour sa croissance, une autre est mise en réserve. En conditions favorables, la plante produit et accumule des sucres pendant la journée. Durant la nuit, en l’absence de photosynthèse, elle utilise une partie de ces réserves pour poursuivre sa croissance. C’est pourquoi la teneur en sucres de l’herbe est généralement plus basse en fin de nuit qu’en fin de journée.
Mais les nuits froides changent la donne.
Lorsque la température nocturne chute, la croissance de l’herbe ralentit fortement. La plante utilise alors moins les sucres accumulés durant la journée. Après une journée lumineuse suivie d’une nuit froide, il ne faut donc plus considérer automatiquement l’herbe du petit matin comme pauvre en sucres. C’est précisément l’un des pièges de l’automne : journées encore lumineuses, nuits de plus en plus froides, pluies et regain de végétation peuvent constituer une combinaison défavorable pour les chevaux sensibles.
Pourquoi ces sucres posent-ils problème ?
Les sucres solubles font naturellement partie de l’alimentation du cheval. Ils ne sont donc pas, en eux-mêmes, « mauvais ». C’est la quantité ingérée et surtout le terrain métabolique du cheval qui font toute la différence. Chez un cheval présentant une dysrégulation de l’insuline, la consommation d’une ration riche en glucides peut entraîner une réponse insulinique excessive. L’hyperinsulinémie est aujourd’hui reconnue comme un mécanisme majeur de la fourbure endocrinienne. C’est pourquoi deux chevaux vivant dans exactement la même prairie peuvent réagir de manière totalement différente. L’un pourra pâturer sans manifestation particulière tandis que l’autre, métaboliquement plus fragile, pourra développer une fourbure.
Une herbe courte n’est pas nécessairement une herbe pauvre
Autre idée reçue : « Il n’y a presque plus rien dans le pré, donc il ne risque rien. » Ce n’est malheureusement pas aussi simple. Les parties basses des graminées participent au stockage de leurs réserves glucidiques. Une plante continuellement broutée subit également un stress important, auquel peuvent s’ajouter les conséquences d’un été chaud et sec. Le surpâturage n’est donc certainement pas une bonne stratégie pour protéger un cheval sensible. À l’inverse, une prairie haute représente davantage de biomasse disponible et permet au cheval d’ingérer une quantité importante d’herbe.
Il faut donc considérer l’ensemble : qualité de l’herbe + quantité disponible + météo + durée de pâturage + profil métabolique du cheval.
« Il n’est même plus à l’herbe… et pourtant il est fourbu »
C’est une situation qui déroute beaucoup de propriétaires. Retirer le cheval de la prairie ne règle pas nécessairement tout. Le foin reste lui aussi une graminée, et sa teneur en sucres peut varier considérablement selon les espèces végétales, le stade de maturité, les conditions climatiques et le moment de la récolte. On ne peut pas déterminer la teneur en sucres d’un foin simplement en le regardant ou en le sentant. Chez un cheval métabolique ou ayant déjà présenté une fourbure, faire analyser son foin peut donc apporter une information extrêmement intéressante.
Et si le problème n’était pas uniquement dans la prairie ?
Une fourbure qui apparaît sans cause alimentaire évidente, une première crise chez un cheval plus âgé ou des épisodes qui récidivent malgré une gestion rigoureuse doivent inciter à regarder plus loin. Le syndrome métabolique équin (SME), la dysrégulation de l’insuline et le PPID, anciennement appelé maladie de Cushing, sont notamment associés au risque de fourbure endocrinienne.
L’automne et le PPID : une période particulière
L’automne mérite également une attention particulière chez les chevaux plus âgés. L’ACTH augmente naturellement à cette période de l’année, mais cette augmentation peut être beaucoup plus importante chez les chevaux atteints de PPID. C’est pourquoi l’interprétation d’un dosage d’ACTH doit impérativement tenir compte des valeurs de référence saisonnières. Une valeur ne s’interprète pas de la même manière en mars et en septembre.
Une première fourbure inexpliquée chez un cheval vieillissant, une mue tardive ou anormale, une fonte musculaire, une modification de la répartition des graisses ou une consommation d’eau anormalement importante sont autant d'éléments à signaler au vétérinaire.
Humidité automnale : surveillons également la qualité de l’herbe
L’automne apporte davantage de pluie, de rosée et d’humidité, des conditions favorables au développement de certains champignons sur les végétaux. On observe par exemple régulièrement des rouilles des graminées (Puccinia spp.), reconnaissables aux petites pustules orangées ou brunâtres présentes sur les feuilles. Cela ne signifie évidemment pas qu’une prairie présentant de la rouille va provoquer une fourbure. Mais cela nous rappelle une chose importante : une prairie bien verte n’est pas nécessairement synonyme d’une prairie idéale.
L’état des végétaux, les espèces présentes, le surpâturage, les périodes précédentes de sécheresse et les conditions météorologiques doivent également être observés.
Quels chevaux faut-il particulièrement surveiller ?
La vigilance doit être renforcée chez les chevaux et poneys :
Un cheval ayant déjà fait une fourbure au printemps mérite donc une attention particulière lors du regain automnal.
Chez Vital’Herbs:
Le foie joue un rôle central dans le métabolisme énergétique du cheval. Il intervient notamment dans la gestion du glucose et son stockage sous forme de glycogène. Il participe aussi aux fonctions naturelles d’élimination de l’organisme. Chez un cheval présentant un terrain métabolique sensible, soutenir le fonctionnement hépatique fait donc partie de notre approche globale. Nous conseillons généralement de commencer par une cure destinée à soutenir les fonctions hépatiques et naturelles d’élimination, avec Drenalis ou Hepa'Clean.
Hepa’Clean : complément drainage hépatique
Drenalis: complément drainage hépatique
Fourb’Ease: Une formule complète pour soutenir le métabolisme et la microcirculation, et accompagner les chevaux sensibles ou inconfortables au niveau des pieds, notamment en cas de sensibilités associées à la fourbure
En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin de nous permettre d’améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus