Et si les pathologies commençaient dans l’intestin de mon cheval ?

Aujourd’hui nous constatons une augmentation significative des pathologies respiratoires: asthme, emphysème, allergies aux pollens, acariens, poussières, allergies multiples, cheval poussif, toux, pathologies chroniques, Cushing, diabète, sme, problème hormonaux chez les juments, sarcoïdes, mélanomes, fourbures, troubles digestif, obésité, problèmes dermatologique, amaigrissements inexpliqués... Les pathologies semblent devenir de plus en plus difficiles à gérer pour les propriétaires au fil des années.
Souvent les symptômes sont soignés ou traités ponctuellement avec un médicament, une injection ….le problème vient du fait que le TERRAIN sur lequel se développe la maladie n’est que rarement, voir jamais prise en compte. Il faut un terrain propice à la maladie pour se développer, si le cheval est sain, avec un intestin plein de vie, de bonnes bactéries et qu’il vit proche de sa vraie nature, il laissera peu de chance aux intrus de s’installer.
 
Malheureusement, de nos jours, la plupart des chevaux hébergent trop de mauvaises bactéries pathogènes, se privant d’une flore abondante et variée. Les bonnes bactéries doivent être plus nombreuses que les mauvaises. Nous dépensons des milliards à faire de la recherche sur la cellule du cancer chez les humains…

Ne serait il pas plus judicieux d’étudier le terrain sur lequel se développe ce cancer ?? Nous sommes tous porteur de souches de cancer…. Cela va de même chez les chevaux. L’INTESTIN=LE TERRAIN

Mais que se passe t-il donc ?

Pour commencer, l’intestin devient perméable au fil des années (leaky guts) souvent dû aux mêmes éléments, seuls ou combinés :
• Céréales industrielles, OGM, qui sont une catastrophe pour les intestins, (trop de sucre proliférant de mauvaise bactéries et donc dysbiose intestinale), alimentation non adaptée au cheval.
• L’abus de vermifuges chimique (4 fois par an)
• Les antibiotiques, la cortisone, l’abus de vaccins (aluminium, mercure), les AINS, et autres médicaments chimique, les hormones de synthèse (style regumat)
• La paille (pesticide, raccourcisseur de paille)
• L’eau de ville (chlore) , le chlore étant un bactéricide
• Pollution de l’air champêtre, sur laquelle nous n’avons que peu d’impact.(Glyphosate, pesticide, herbicide) en agriculture.
 
 
Leaky Guts
 
 
L’intestin du cheval est peuplé de milliards de bactéries, 10 fois plus que les cellules du corps, il peut être considéré comme un organe à part entière. Il est aussi indispensable que le cœur, le foie et le cerveau pour sa santé. Nous le nommons donc bien notre 2ème cerveau.
Une fois cet intestin abîmé, les particules, virus, bactéries pathogènes, toxines et déchets vont passer cette barrière et se retrouver dans l’organisme du cheval, une partie de ses déchets sera filtrée par le foie (la poubelle de l’organisme). Pour autant que celui ci ne soit pas totalement saturé, ce qui est souvent déjà le cas, d’où l'importance de bien drainer régulièrement votre cheval aux changements de saisons, automne et printemps.
Une autre partie, selon la sensibilité du cheval, ira se mettre dans les poumons, les articulations, ou va remonter sous forme de plaques, sarcoïdes, boutons, d’infections diverses et variées et cela va créer une réponse immunitaire négative, l’organisme du cheval ne reconnaît les particules qui passent au travers de la barrière des intestins…. Les organes vont donc donner une réponse immunitaire excessive et pathologique.
 

A quoi sert l’intestin de mon cheval ?

1. A la digestion et l’absorption des nutriments.
2. Il forme une barrière protectrice contre les envahisseurs tels que mauvaises bactéries, virus, parasite nuisible, la paroi intestinale est la frontière avec le monde extérieur.
3. Il joue un rôle de détoxification. Les bactéries de l’intestin aident à la prévention des infections et servent de ligne de défense contre bon nombre de toxines présentes dans cette partie du corps. Il neutralise les toxines de l’alimentation, il peut être considéré comme un 2 ème foie.
4. Il influe profondément sur la réponse immunitaire du cheval, l’intestin est le PRINCIPAL organe du système immunitaire.
5. Il aide à gérer le stress grâce aux effets de la flore sur le système endocrinien-hormonal.
6. Il contribue à contrôler l’inflammation de l’organisme, sans cela le cheval est voué presque toujours à des maladies CHRONIQUES.
 

Quels sont les bons gestes à adopter afin de préserver une santé optimale et éviter que mon cheval souffre d’une pathologie dans le temps ?

Quand un cheval souffre d’une pathologie pulmonaire par exemple, dans l’urgence, oui il faudra traiter probablement avec un médicament classique. Mais la, vous aurez juste traité l’urgence et l’aigu sans avoir traité le terrain, donc ça reviendra un jour ou l’autre...
Le terrain s’entretient avec des drainages réguliers, au naturel évidemment et une réparation de la barrière intestinale avec des pro et pré biotique et bien évidemment une éviction de tout ce qui peut abîmer intestins, voire les point cités plus haut. Il faut savoir aussi qu’une barrière intestinale ne se répare pas en quelques semaines, votre cheval a mis des années à en arriver à ce stade…. Veillez aussi à prendre de vrais probiotiques qui ont été soumis à un procédé en laboratoire, cela coûte plus cher qu’une simple levure ou une céréale germée, c’est normal, une vraie souche probiotique est micro encapsulée afin de passer la barrière de l’acidité de l’estomac pour arriver intact dans l’intestin, il doit toujours être combiné avec un pré biotique pour être plus efficace, la cure de pro biotique doit être d’un minimum de 3 mois si on veut avoir un effet quelconque de réparation. Toujours penser à donner des probiotiques après chaque cure d antibiotique, de
vaccins, de vermifuge chimique; et cela, après avoir fait un drainage complet.
 

Pourquoi attendre la maladie?

 
Dès le plus jeune âge, quelque gestes simples et élémentaires de prévention et de bon sens. Pensez à chouchouter les intestins et le foie de vos poulains, juments gestantes, chevaux et de les laisser un maximum proche de leur vraie nature avec un minimum d’intervention chimique. Cela commence souvent dès le plus jeune âge, évitez de soumettre votre poulain à une batterie de vermifuge chimique, le petit vas partir dans la vie avec une flore pathogène, procédez si possible à des coproscopies avant, pour au moins vérifier la présence de vers.
Avec ces quelques éléments simples, votre cheval a moins de chance de vieillir dans la maladie chronique, inflammatoire, respiratoire ou toute autre pathologie de vieillesse “d’aujourd’hui” et pourra mourir de vieillesse tout simplement et tardivement.
 
 
Biographie & Références :
 
 
Traduction de cette étude sur des souris : L'intestin des mammifères héberge des milliards de microbes connus sous le nom de microbiote, qui peut être considéré comme un organe métabolique anaérobie qui profite à l'hôte de nombreuses manières. L'homéostasie de cette grande biomasse microbienne est une condition préalable au maintien de la santé de l'hôte en maximisant les interrelations symbiotiques et en minimisant le risque de vivre dans une relation proche.
La coopération entre les systèmes immunitaires innés et adaptatifs de l'hôte maintient l'homéostasie du microbiote. La dérégulation / altération du microbiote dans divers états d'immunodéficience, y compris une déficience innée et une déficience adaptative, entraîne une maladie métabolique. Cette revue examine l'influence du microbiote sur la santé métabolique de l'hôte chez des souris immunologiquement altérées. Les données accumulées d'une variété de modèles murins immunodéficients indiquent que le microbiote altéré peut jouer un rôle clé dans l'apparition des maladies métaboliques via les mécanismes potentiels suivants: (i) augmentation de l'extraction des calories entraînant une adiposité, (ii) induisant une inflammation chronique de faible degré directement dans l'intestin ou en augmentant les charges systémiques de ligands microbiens via l'intestin qui fuit, (iii) générer des métabolites toxiques à partir de composants alimentaires et (iv) induire le passage d'un phénotype pro-métabolique à pro-immun qui entraîne la malabsorption des lipides, entraînant une perte musculaire et perte de poids, en particulier dans les états de déficit immunitaire adaptatif. De plus, ces modèles murins démontrent que la modification du microbiote n'est pas une simple conséquence d'une maladie métabolique, mais joue un rôle clé dans la conduite de cette maladie.
 
Lectures:
Dr David Perlmutter (Auteur) L’Intestin au secours du cerveau. Comment le microbiote et l'alimentation le soignent et le protègent Paru le 6 janvier 2016 aux éditions : Marabout ISBN : 978-2-501-11152.2
William Davis (Auteur) Paulette Vanier (Traduction) Pourquoi le blé nuit à votre santé Paru le 19 mars 2015 aux éditions : Pocket ISBN : 978-2-266-24648-4

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