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Les sarcoïdes équins

Connus de tous mais aux causes encore mystérieuses, les sarcoïdes peuvent toucher tous les équidés et représentent une des tumeurs les plus fréquentes chez les chevaux.

Ils peuvent se présenter sous plusieurs formes en fonction de leur stade.

Le premier stade d'évolution est dit « occulte ». C'est une zone alopécique (ou sans poil) plutôt sphérique qui peut être confondue avec une dermatite.

Les sarcoïdes peuvent ensuite évoluer en forme verruqueuse ou nodulaire.

La forme nodulaire se caractérise par une boule dure située sous la peau. Elle reste relativement discrète bien qu'elle puisse émerger en surface et avoir un aspect sanglant.

La forme verruqueuse présente une couleur grisâtre en forme de « chou-fleur » avec un aspect plus ou moins granuleux. Il peut y avoir des fissures sanglantes mais l'ensemble reste relativement « dur ». Cette forme peut être confondue avec d'autres pathologies qui ont une forme verruqueuse.

Les sarcoïdes sont diagnostiqués en général chez des chevaux âgés de plus de 3 ans aux stades nodulaires ou verruqueux.

Les sarcoïdes peuvent rester aux stades nodulaires ou verruqueux sans bouger ou évoluer suite à un traitement, un traumatisme... C'est en effet là une particularité de cette tumeur. Localement invasifs, les sarcoïdes peuvent rapidement prendre de l'ampleur ou rester stables pendant plusieurs mois voire plusieurs années.

 

Certains chevaux guérissent spontanément à ces différents stades mais le cheval ne pourra se passer de soins si les sarcoïdes continuent à évoluer et passent au stade fibroblastique. Ce stade peut être partiellement verruqueux et présente une surface gonflée, sanglante, semblable à de la chair ou à une plaie qui bourgeonne. Cette forme est contaminante car elle expose les liquides issus des sarcoïdes à l'extérieur.

 

Les sarcoïdes ne semblent pas pouvoir créer de métastases. La gêne mécanique et l'inesthétisme sont donc les principaux problèmes posés par les sarcoïdes.

 

On peut retrouver ces sarcoïdes sur des zones bien précises et ils sont rarement seuls. Les membres, la zone génitale, les yeux et les naseaux sont les sites les plus touchés. Mais un cheval peut en avoir n'importe où sur le corps.

 

Les sarcoïdes demeurent un défi pour la médecine vétérinaire. Ils répondent mal aux traitements traditionnellement utilisés sur les tumeurs et récidivent fréquemment.

 

L'une des hypothèses concernant la cause des sarcoïdes pourrait expliquer ces échecs répétés.

 

A l'origine les sarcoïdes pourraient être issus d'une infection virale de la peau et plus précisément d'une infection par un papillomavirus qui touche habituellement les bovins. Le virus se retrouve dans les petites plaies cutanées des chevaux, infecte une cellule, se multiplie, et forme pleins de petits virus capables d'infester d'autres cellules... la prolifération anormale des cellules serait à l'origine de la tumeur.

Pour infecter un cheval, il faudrait que le virus passe d'un bovin ou d'un cheval atteint de sarcoïdes au cheval sain. Les virus ne « sautent » pas, le contact doit donc être direct ou indirect.

Les brosses, les clôtures, les seringues... ainsi que tout le petit matériel ont été accusés mais cela restait marginal face à l'ampleur du problème.

Et puis, une autre hypothèse a fait son apparition. Qui allait toujours visiter nos chevaux ? Qui passe son temps sur les yeux, les zones génitales ou les petites plaies ? Qui aime autant le bovin que l'équin ?

 

Vous l'aurez certainement reconnue, la mouche serait une parfaite candidate à la transmission du papillomavirus. Du bout de ses pattes ou de sa trompe, elle pourrait infester toutes les petites plaies, créant ainsi autant de possibles sarcoïdes. Et lorsqu'un cheval du troupeau est touché, elle pourrait alors, en visitant les sarcoïdes sanglants, puis les chevaux sains, transmettre le virus.

 

Heureusement, tous les chevaux ne sont pas sensibles de la même manière. Certains ne développeront pas de sarcoïdes et lutteront efficacement contre le virus. D'autres au contraire, y sont très sensibles. On estime aujourd'hui qu'il existe une prédisposition génétique qui rendrait les chevaux plus ou moins sensibles.

 

Le soin des plaies et la lutte contre les insectes sont deux moyens de prévenir efficacement l'apparition des sarcoïdes. Protéger les yeux et les zones sensibles ou sujettes aux petites plaies, comme la zone génitale, des insectes constituera une bonne protection pour les chevaux sensibles.

Les soins apportés aux plaies en limitant le temps de guérison (et donc d'exposition) sont également essentiels dans la prévention des sarcoïdes.

La vigilance du propriétaire permettra de suspecter la présence des sarcoïdes dès les premiers stades d'évolution et d'intervenir rapidement. Cette intervention réfléchie pourra se faire de deux manières.

Par une intervention physique directe : chirurgie, cryothérapie, chimiothérapie...

Par une intervention indirecte en soutenant le système immunitaire du cheval essentiel à une rémission spontanée ou pour limiter les récidives après l'intervention physique.

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N'oubliez pas de signaler tout traitement phytothérapeutique à votre vétérinaire lors de la réalisation d'un examen ou d'une analyse et à lui demander son avis en cas de doute ou de traitement concomitant afin d'éviter toute interaction.

Pour Vital'herbs ©A.Kaeffer

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